Tokyo de notre correspondante
Moins de quatre mois après son arrestation fin juin, l'adolescent de Kobe auteur du meurtre dans des conditions atroces de deux écoliers de 10 et 11 ans a été placé par le tribunal des enfants dans un centre d'éducation surveillée, où il sera constamment suivi par des psychiatres. Il ne pourra en sortir qu'à l'âge de 26 ans, avec l'accord de ses médecins. Le jugement a été rendu à huis clos hier après-midi par le juge Yasuhiro Igaki, en présence du lycéen de 15 ans, de ses parents et de cinq avocats. Le juge s'est notamment basé sur un rapport établi par deux médecins psychiatres qui ont interrogé le gamin pendant un mois. Leur conclusion est que l'adolescent souffre de comportements antisociaux répétés et de sadisme sexuel, à savoir qu'il prend plaisir à faire souffrir les autres. Mais qu'il n'est pas un «malade mental», ce que le juge a reconnu dans sa décision en disant qu'il était capable de différencier le bien du mal. Selon les psychiatres, les facultés de jugement de l'adolescent seraient cependant altérées par des images de violence qui se fixent de temps à autre dans son esprit. Les enquêteurs ont retrouvé dans sa chambre des cassettes vidéo contenant des images de meurtres, images qui l'auraient obsédé au point de passer à l'acte. Le gamin aurait en effet une grande capacité à emmagasiner ce que les experts appellent des images éidétiques: lorsqu'il était un peu plus jeune, le meurtrier avait surpris ses parents en mémorisant 80 poèm




