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Le roi de Thaïlande a le mal du pays. Rendu «malade» par la crise politique et économique, Bhumibol a été hospitalisé.

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Publié le 07/11/1997 à 13h27

Rien ne va plus en Thaïlande. Le marasme financier et économique qui

frappe le pays a brusquement dégénéré hier soir lorsque deux coalitions rivales se sont mises à revendiquer le pouvoir dans la confusion la plus totale. Suite à la démission, effective hier à minuit, du Premier ministre Chavalit Yongchaiyudh, la coalition gouvernementale et l'opposition démocrate ont en effet annoncé simultanément à la télévision qu'elles disposaient de suffisamment de sièges pour former le nouveau gouvernement... Ni l'une ni l'autre n'ont toutefois détaillé leur décompte de sièges. Les Thaïlandais étaient déjà sous le coup de deux autres mauvaises nouvelles. Le ministère des Finances a déclaré tabler sur une croissance négative de ­1 à ­1,5% pour cette année (contre une croissance de + 6,4% en 1996), tandis qu'un communiqué du palais royal annonçait que le roi Bhumibol de Thaïlande, très vénéré dans ce pays, venait d'être hospitalisé pour un examen cardiaque. Un médecin du souverain a assuré que le roi avait été rendu littéralement «malade» par la crise politique et économique du pays.

La démission du Premier ministre, Chavalit Yongchaiyudh, annoncé au début de la semaine, n'a donc en rien résorbé l'embolie thaïlandaise qui a commencé avec la chute de la Bourse et de la monnaie, le baht, cet été. La coalition gouvernementale a proposé un de ses membres, le général Chatichai Choonhavan, comme Premier ministre, tandis qu'au même moment l'opposition démocrate revendiquait le poste pour son dir

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