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Libération

Hanoi: Chirac VRP timide des droits de l'homme. Paris devrait transmettre une liste de détenus politiques aux autorités vietnamiennes.

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Publié le 13/11/1997 à 13h49

Hanoi, envoyé spécial.

«Certains sujets ont été évoqués qu'il a été convenu de ne pas évoquer publiquement.» C'est par cette phrase qu'un collaborateur de l'Elysée a confirmé, sans l'affirmer, que la question de la violation des droits de l'homme au Viêt-nam avait été soulevée par Jacques Chirac, notamment lors d'un entretien avec son homologue vietnamien, Tran Duc Luong. Pour le reste, on n'en saura pas plus, sinon que la liste des noms d'une quarantaine de prisonniers politiques devrait être transmise sans doute au ministre des Affaires étrangères, Nguyen Manh Cam, par Hubert Védrine.

Le sujet est considéré comme hautement sensible par la délégation française, qui a déjà dû faire face aux protestations des autorités vietnamiennes à la suite de ce que l'on appelle «l'affaire Poivre d'Arvor». Toujours prompts à imaginer des complots, certains responsables vietnamiens établissent un rapport direct entre le reportage effectué par le présentateur de TF1 à l'entrée du camp de rééducation de Than Cam (où est notamment détenu le docteur Doan Viet Hoat) et la présence de Martin Bouygues parmi les hommes d'affaires accompagnant Jacques Chirac. Le fait que la diffusion du reportage de PPDA ait été repoussée à ce jeudi soir n'a pas suffi à calmer les choses. Dans l'immédiat, c'est RFI qui a fait les frais de l'opération: la fréquence FM qui lui avait été accordée pour la durée du Sommet de la francophonie lui a été supprimée.

Fidèle à la consigne de silence, Jacques Chirac n'a fait aucun

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