Hanoi envoyé spécial
La «fronde» est réduite. Il aura suffi à Jacques Chirac une nuit (pour les coups de téléphone) et une journée (pour les palabres entre deux suspensions de séance), pour venir à bout des «mutins» africains qui s'obstinaient à faire de la résistance face à la candidature (unique) de Boutros-Ghali au nouveau poste de secrétaire général de la francophonie. Son élection, dimanche, est définitivement acquise. Comme l'a confié Chirac à son entourage: «C'est dans la musette». Vieille comme le premier sommet de la francophonie, la méthode Chirac a consisté à jouer les chefs d'Etats africains contre leurs ministres des Affaires étrangères. Ces derniers en effet menaient la révolte contre une réforme risquant de les priver de leur pouvoir sur l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), au profit du nouveau secrétaire général et du conseil des représentants personnels des chefs d'Etats et de gouvernements. Ils ont cédé. Boutros-Ghali, élu pour quatre ans, sera bien «le visage et la voix politique» de la francophonie et «coordonnera» les activités des agences techniques. Un flou demeure cependant qui ne permet pas d'affirmer que les problèmes structurels sont réglés. Mais peu importe à ce stade pour l'Elysée. Hanoi devait être un succès. Et comme l'a déclaré Chirac à France Inter «Boutros-Ghali est pour moi un Africain. C'est l'homme qu'il nous fallait». Le ton ayant été donné on a pu passer au «détail»; c'est ainsi que Chirac a annoncé que la France a




