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La francophonie sans voix ni visage au final de Hanoi. Contesté par les Africains, le nouveau secrétaire général, Boutros Boutros-Ghali, a boudé la fin du sommet.

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Publié le 17/11/1997 à 12h15

Hanoi, envoyé spécial.

Mauvais début hier matin pour cette nouvelle francophonie à contenu politique dont théoriquement le sommet de Hanoi a accouché. Nous sommes dans le vieil opéra de la ville construit au premier temps de la colonisation mais qu'on a rénové pour l'occasion dans ses ors et ses bronzes. Le «clou» de la représentation ­la conférence de presse finale du Sommet­ devait être la première apparition de Boutros Boutros Ghali dans ses nouveaux atours de secrétaire général. Gêne. Mais au dernier moment la star du jour fait défection. Embarrassé par cette absence, les officiels s'empêtrent dans des explications contradictoires. «Légère indisposition», affirment les uns. «Il a été retenu par la conférence des ministres des Affaires étrangères», expliquent les autres. Compromis. La vraie raison de ce faux bond est sans doute ailleurs. Prié de se tenir à l'écart de la presse jusqu'à son élection hier, le secrétaire général boude et n'a sans doute pas envie de se soumettre à d'embarrassantes questions. Sur la fronde africaine dont il a fait l'objet jusqu'à jeudi, ou sur ses émoluments (qui tourneront finalement autour des 100000 francs mensuel, prime non comprise), ses exigences concernant son cabinet (on espère par diverses mutations limiter à quatre le nombre d'emplois à créer ex nihilo), où son logement de fonction (il lui a été finalement recommandé de ne pas quitter l'appartement parisien qu'il loue au service de l'Académie française).

Celui qui symbolise désormais

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