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Hashimoto rattrapé par la dame de Pékin. Le Premier ministre japonais soupçonné d'avoir eu pour maîtresse une espionne chinoise.

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Publié le 22/11/1997 à 12h36

Tokyo de notre correspondante

Le Premier ministre japonais, Ryutaro Hashimoto, a-t-il eu pour maîtresse une diplomate chinoise vraisemblablement espionne à la solde du régime de Pékin? L'affaire commence à faire grand bruit à Tokyo, alors que le chef du gouvernement traverse une mauvaise passe: la crise monétaire asiatique paralyse une économie déjà mal en point, la cote de popularité du gouvernement est au plus bas et les déchirements internes au Parti libéral démocrate (PLD), qu'il préside, illustrent le manque de «leadership» du Premier ministre sur sa majorité, estiment les éditorialistes. C'est dire si cette histoire de «maîtresse chinoise», comme l'écrivent à tort et à travers les magazines à scandales depuis plusieurs mois, tombe mal. Pour la première fois hier, le bureau du Premier ministre a officiellement réagi en démentant en bloc ces insinuations dans un courrier adressé à un député du parti d'opposition Shinshinto qui avait interpellé Hashimoto à la Diète sur ce thème. De quoi s'agit-il? Selon une enquête de Aera, magazine réputé pour son sérieux, Hashimoto et la jeune femme chinoise se sont rencontrés pour la première fois en 1978. Elle avait 23 ans. Lui n'était encore que ministre de la Santé. Il recevait son homologue chinois à Tokyo. La jeune femme accompagnait la délégation chinoise en tant qu'interprète. «Je l'ai invitée à dîner pour la remercier de son travail», a expliqué Hashimoto devant les députés. «Mais j'ignore totalement si elle était ou non un age

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