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Analyse

Les limites de la «médiation» russe. Nombreux points opaques dans l'accord négocié à Genève.

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Publié le 25/11/1997 à 12h44

Le recours à des accords opaques ou ambigus est fréquent en

diplomatie lorsque les protagonistes cherchent à sortir d'une situation de crise sans que quiconque perde la face. Mais ils ne tiennent, en général, que si on ne cherche pas à les appliquer. C'est la limite de la méthode. Et c'est à cette limite que risque de se heurter très bientôt la «médiation» menée par Evgueni Primakov, le ministre russe des Affaires étrangères, entre Saddam Hussein et les membres permanents (mais divisés) du Conseil de sécurité. Une «médiation» bien peu impartiale et qui présente déjà certains des aspects d'une nouvelle alliance, dans une région où les Etats-Unis ne cessent de perdre du terrain et de la crédibilité.

A peine les inspecteurs (y compris américains) de la Commission spéciale des Nations Unies chargée du désarmement de l'Irak (Unscom) ont-ils regagné Bagdad, que la polémique a rebondi entre Washington et Bagdad sur les modalités de l'inspection de sites militaires irakiens. Certes, la journée de dimanche n'a été marquée sur le terrain par aucun incident entre les inspecteurs et les officiels irakiens. Mais c'est parce que les experts de l'ONU n'ont pas encore demandé d'inspecter soixante-trois sites suspects, considérés comme «off limit» par Bagdad avant le déclenchement de la crise.

Couacs. Qu'en sera-t-il demain, la «médiation» Primakov ne disant apparemment rien sur ce point? Les premières réactions irakiennes sont contradictoires: dimanche, les autorités de Bagdad affirmaient que

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