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Elf-Congo: Lissouba dénonce un «pacte de corruption"". Le président déchu demande le gel de la manne pétrolière.

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Publié le 28/11/1997 à 12h58

Le Congo a un président de trop pour le «pacte de corruption» avec

Elf que Pascal Lissouba dénonce depuis qu'il ne lui profite plus mais bénéficie à l'homme qui l'a chassé du pouvoir à Brazzaville, le 15 octobre, le général Denis Sassou N'Guesso. Installé dans le XVIIe arrondissement de Paris, dans un hôtel particulier rue de Prony, qu'il a acquis et rénové pour 35 millions de francs du temps de sa splendeur, Lissouba fait une offre conciliatoire à ses anciens partenaires d'Elf. Après avoir déposé plainte (Libération du 26 novembre) contre la compagnie pétrolière au tribunal de grande instance de Paris, le 20 novembre, pour «participation au complot terroriste du général Sassou N'Guesso», le président, élu en 1992, demande à Elf de «désormais consigner les redevances pétrolières dues au Congo sur un compte sous séquestre, par exemple auprès de l'ONU, qui pourrait s'en servir pour financer l'envoi d'une force de paix à Brazzaville en attendant la tenue d'élections sous surveillance internationale». En échange de quoi, «les poursuites judiciaires engagées s'arrêteraient toutes seules»" Peu réaliste, le marché proposé est clair. D'autant que Pascal Lissouba considère comme «préalable qui doit être imposé par la communauté internationale» le départ de l'armée angolaise, «dont l'invasion a porté Sassou N'Guesso au pouvoir». Bref, si Elf acceptait de couper les vivres à son successeur, par ailleurs privé du soutien militaire angolais, le pénitent du «pacte de corruption» s'abstien

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