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Libération

Diffusion nocturne pour dix films choc. Handicap international plutôt satisfait de l'attitude des chaînes françaises.

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Publié le 05/12/1997 à 15h09

Tout le monde en parle. Financés et diffusés par les principales

chaînes de télé à l'initiative de Handicap international (1), les Dix Films contre 100 millions de mines antipersonnel semblent devoir beaucoup de leur visibilité au clip de Mathieu Kassovitz, qualifié, c'est selon, d'«ignoble», d'«insoutenable» ou d'«extrêmement efficace». Face à la violence de certains de ces courts métrages, les chaînes ont eu des politiques de diffusion différentes.

Une famille BCBG se balade en forêt, mettons, de Fontainebleau. Tandis que les parents se houspillent devant, les enfants tombent sur une mine antipersonnel. Explosion, cris et pétage de plombs atroce des parents, qui découvrent les corps déchiquetés de leurs chéris: «Les mines tuent. Heureusement pas chez nous.» Selon un téléspectateur, «pour ne pas en voir plus, on est prêt à faire un chèque ou à démolir sa télé». Youssef Chahine s'autorise également la représentation d'une jambe séparée du corps, sous les regards insondables du blessé et de l'un de ses copains. Sans aller jusque-là, la plupart des films jouent sur l'irruption de l'horreur dans un quotidien paisible, la résurgence insupportable de la guerre en temps de paix. Mais Van Dormael, Tavernier, Lounguine ou Schlöndorff ont pris résolument des options soft et explicatives.

TF1, F2, F3, Canal +, la Cinquième, M6, et Arte ont diffusé un film chaque jour depuis la mi-novembre. Selon TF1, il était impossible de diffuser ces clips «sans les encadrer»: ils sont donc passés à

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