Kyoto de notre envoyée spéciale
Des chercheurs britanniques ont jeté un beau pavé dans la mare vendredi, juste avant l'arrivée des ministres de l'Environnement à Kyoto, en affirmant, chiffres à l'appui, que 1997 sera l'année la plus chaude qu'ait connue le globe terrestre depuis qu'existent des mesures fiables.
Le Hadley Center for Climate Prediction and Research et l'université d'East Anglia possèdent des statistiques de températures remontant au milieu du XIXe siècle. Au fil des années, leurs mesures se sont affinées. Ils collectent aujourd'hui des données provenant de milliers de points sur terre ou à la surface des océans. Leur conclusion, lancée à la face des négociateurs de Kyoto, est claire: 1997 aura été une année plus chaude d'un cinquième de degré Fahrenheit que 1995, précédent record.
Malgré cette nouvelle «preuve» du réchauffement de la terre, les débats n'ont pas franchement avancé à Kyoto. Invariablement, les tentatives d'explications sont assorties de mises en garde sur la définition de tel ou tel problème, qui varie d'une délégation à l'autre. «Pour résumer, s'essaie un membre de la délégation européenne, rien n'a avancé mais les conflits sont désormais clairement identifiés».
Au stade actuel, en effet, aucun consensus n'a pu être trouvé sur le nouveau point de départ de la négociation. A savoir si tous les pays développés auront un même objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ou même si les pays en développement devront ou non prendre part




