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Sassou N'Guesso «s'explique» à Paris. Le président congolais dément toute contribution d'Elf à sa victoire.

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Publié le 19/12/1997 à 14h09

L'antichambre de la suite qu'occupe le président congolais à l'hôtel

Crillon est pleine de visiteurs congolais et français. L'absence au pouvoir de Denis Sassou N'Guesso, déjà président de la République en 1979, n'aura duré qu'un peu plus de cinq ans. Il a donc beaucoup d'amis. En visite «privée» à Paris, il s'est fait accompagner de cinq de ses ministres et a un agenda de chef d'Etat. Après avoir rencontré Lionel Jospin mardi, il dînera demain avec Jacques Chirac. «C'est un voyage d'explication, disait hier le Président Sassou N'guesso, pour que l'on comprenne l'ampleur du désastre.» Après plus de quatre mois de guerre opposant ses troupes à celles de l'ancien président Pascal Lissouba, la capitale est détruite, les problèmes d'assainissement d'autant plus urgents que ceux qui avaient fui sont en train de revenir à Brazzaville.

Il faut donc de l'argent. Combien? Le président congolais se refuse à chiffrer les dégâts. Les résultats de sa visite? «J'ai rencontré de la compréhension.» Bien évidemment, il a vu les représentants d'Elf, première entreprise du pays et surtout premier contributeur des caisses de l'Etat. Il y a moins d'un mois, Pascal Lissouba a porté plainte contre la compagnie pétrolière française, l'accusant d'avoir soutenu Sassou et d'avoir mis à disposition ses barges pour transporter les troupes angolaises qui ont contribué à sa victoire. «J'affirme n'avoir eu aucun contact, ne serait-ce que téléphonique, avec les responsables d'Elf entre août 1992 et octobre 1

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