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Libération

Le «ça suffit» des Américains à Zeroual. Les Etats-Unis vont plus loin que l'UE en demandant une enquête en Algérie.

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Publié le 06/01/1998 à 17h45

L'heure n'est plus aux questions ou à l'indignation. Alors que les

massacres se multiplient en Algérie, les Etats-Unis ont à leur tour appelé hier à l'ouverture d'une enquête internationale après la mobilisation de l'Union européenne depuis deux jours. «Nous souhaiterions voir le gouvernement [algérien] faire davantage pour protéger ses habitants tout en respectant la loi, et nous souhaiterions qu'une enquête internationale puisse faire la lumière» sur ce qui se passe dans ce pays, a déclaré James Rubin, le porte-parole du Département d'Etat. La non-intervention de l'armée dans les tueries autour d'Alger cet été, dénoncée de moins en moins timidement sur la scène internationale, avait déjà troublé Washington. Trop d'ambiguïtés sur les massacres, trop d'opacité sur les réseaux économiques du pays où les intérêts américains ne sont pas négligeables. Les Etats-Unis ont finalement demandé qu'on allume la lumière en Algérie. S'il est celui à qui l'équipe de Liamine Zeroual a toutes les raisons d'obéir, le gouvernement américain n'est pas le premier à demander une commission d'enquête. Mais jusqu'à présent, c'est précisément le soutien américain qui permettait aux autorités d'Alger de balayer d'un revers de main ce type d'actions diplomatiques. Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, demandait la transparence? Ingérence. Les organisations internationales des droits de l'homme proposaient, cet hiver déjà, une commission d'enquête? Ingérence. Hier après-midi, les observateurs res

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