New York, de notre correspondant.
Monica Lewinsky, contactée par la chaîne de télévision CBS à l'hôtel Watergate à Washington ça ne s'invente pas où elle vit avec sa maman, ne parle pas. Mais on ne parle que d'elle. L'ancienne stagiaire dont la liaison supposée avec le président Clinton est devenue, cette semaine, l'événement central de la vie politique américaine, n'a apporté hier aucune réponse aux questions qui, depuis mercredi soir, mobilisent exclusivement l'attention des Américains. La jeune fille, qui aurait en principe dû témoigner hier dans le cadre du procès pour harcèlement sexuel qui oppose le président américain à Paula Jones, a obtenu du juge en charge de l'affaire de reporter «indéfiniment» sa déposition. Celle-ci était pourtant particulièrement attendue alors que le président continue de nier toutes les allégations. Mis en cause également, son ami proche, l'avocat d'affaires Vernon Jordan, a, à son tour, démenti avoir intercédé auprès de Monica pour qu'elle réfute sous serment sa liaison avec Clinton. «De manière absolue et sans équivoque ["] Mlle Lewinsky m'a dit en termes précis qu'elle n'avait pas eu de relations sexuelles avec le Président», a-t-il assuré.
Il en aurait fallu plus, manifestement, que le silence de ce témoin clé pour convaincre les médias américains de regarder ailleurs. Depuis l'annonce d'une enquête menée par le procureur indépendant Kenneth Starr sur la possible incrimination du président américain pour faux témoignage et subornation d




