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Paris, capitale de la solidarité avec le Tibet. Deux jours de mobilisation pour le pays du dalaï-lama, annexé en 1950 par la Chine.

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Publié le 07/03/1998 à 22h22

Au risque de froisser les autorité chinoises, la porte-parole du

gouvernement (et ministre de la Culture), Catherine Trautmann, a adressé vendredi un «message de solidarité» aux organisateurs de la troisième «manifestation européenne pour la libération du Tibet», qui se déroule cette année à Paris. L'ex-maire de Strasbourg y exprime son espoir d'une «solution négociée» à la question du Tibet. Alors que Pékin n'a de cesse de fustiger comme une «ingérence» toutes les prises de positions officielles ou semi-officielles sur ses violations des droits de l'homme ou sur le statut du Tibet, un autre ministre, Dominique Voynet, a également tenu a saluer «la lutte des Tibétains». Une centaine d'associations européennes soutenant la cause du Tibet doivent en outre se réunir samedi à l'Assemblée nationale pour discuter d'une «stratégie au niveau de l'Europe», d'après un participant, qui ajoute que l'information n'a pas été rendue publique que la veille afin d'éviter «les pressions de l'ambassade de Chine sur les autorités françaises». Des milliers de personnes sont attendues dimanche à midi au Trocadéro pour marquer l'anniversaire du soulèvement des Tibétains contre l'occupation chinoise, le 10 mars 1959 à Lhassa. La répression féroce qui s'ensuivit provoqua la fuite en Inde du dalaï-lama, le chef religieux et temporel des Tibétains, qui y a installé depuis son «gouvernement en exil». Les manifestants (parmi lesquels Danielle Mitterrand et Florent Pagny) demanderont au gouvernement fra

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