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Pas de plan de paix au Pays basque espagnol. Madrid rejette une proposition de dialogue pour sortir de la violence.

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Publié le 18/03/1998 à 20h46

Madrid, de notre correspondant.

Le plan de paix au Pays basque est apparemment mort-né. Cette proposition de dialogue élaborée par le président du gouvernement autonome basque, José Antonio Ardanza, a été rejetée hier par le Parti populaire (PP), au pouvoir à Madrid. Les partis du pacte d'Ajuria Enea ­ tous les partis représentés au Pays basque, à l'exception d'Herri Batasuna (HB), la branche politique de l'ETA ­ n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur cette main à tendre à l'organisation séparatiste basque. Le plan du leader nationaliste du PNV (Parti nationaliste basque), José Antonio Ardanza, partait pourtant d'un constat que personne ne conteste véritablement: la situation est bloquée depuis longtemps, et rien ne suggère qu'elle puisse se débloquer miraculeusement. «Une victoire policière [sur l'ETA] semble peu probable, dit le texte, comme il semble peu probable que l'ETA renonce à sa "lutte armée de façon spontanée.» Moyennant quoi le président du gouvernement basque propose une négociation politique à l'irlandaise, qui devrait être précédée d'une trêve illimitée de l'organisation séparatiste. Cette négociation exclurait l'ETA puisque «aucun gouvernement démocratique ne peut engager un dialogue politique avec une organisation "terroriste». Elle se déroulerait entre tous les partis représentés dans la région, y compris Herri Batasuna. Mais surtout le dialogue n'aurait «aucune limite» de contenu. Ainsi «le droit à l'autodétermination [du Pays basque] ne serait pas ex

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