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Libération

Un criminel de guerre croate retrouvé en Argentine.

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Publié le 08/04/1998 à 0h37

L'ancien commandant du camp de concentration croate de Jasenovac,

Dinko Sakic, vient d'être retrouvé a Santa Teresita, une petite station balnéaire a 300 km de Buenos Aires, où il se consacre a la rédaction de ses mémoires. Identifié par la chaîne de télévision Canal 13, l'ancien officier oustachi, âgé de 76 ans, ne s'est pas montré très inquiet sur son sort: «Wiesenthal n'a jamais pu m'accuser de quoi que ce soit. J'ai seulement accompli mon devoir.» Selon Sakic, dans le camp qu'il dirigeait alors qu'il n'avait que 21 ans, «nous n'avons jamais porté la main sur les prisonniers. Les gens mouraient de mort naturelle ou victimes d'épidémies comme le typhus, mais il n'y avait pas de fours crématoires». Des propos démentis par les historiens, et par des survivants du camp, que Canal 13 a retrouvés a Belgrade. Liliana Ivanicevic avait 6 ans quand elle a été internée a Jasenovac: «Sakic était connu pour sa participation aux tueries.» Un demi-million de personnes auraient été exterminées a Jasenovac, pour la plupart serbes, juifs et gitans. Selon le journaliste Jorge Camarasa, auteur d'un livre sur l'Argentine comme refuge de nazis et criminels de guerre, «Sakic est arrivé avec sa famille en Argentine en décembre 1947, porteur d'un des 500 passeports attribués par le consulat argentin à Gênes, après avoir été recommandé a Eva Peron par des franciscains d'un couvent de Zagreb». Et ce quelques mois après l'arrivée du chef de l'Etat croate, Ante Pavelic, entré lui sous des habits sace

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