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Libération

Etats-Unis: un nouvel écolier meurtrier. Kipland tire sur ses camarades et en tue deux.

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Publié le 23/05/1998 à 1h57

New York de notre correspondant

L'an dernier, Kipland Kinkel, 15 ans, avait été désigné par ses camarades de classe comme le lycéen «le plus susceptible de déclencher la troisième guerre mondiale». Pourtant, mercredi, lorsqu'il est venu à l'école avec une arme à feu, il a simplement été renvoyé chez lui et exclu provisoirement du collège de Springfield, Oregon, une ville tranquille de 55 000 habitants du nord-ouest des Etats-Unis. Le lendemain matin, il est revenu. Armé, cette fois, d'une carabine semi-automatique, il s'est dirigé vers la cafétéria où environ 400 élèves attendaient le début des cours. Il a grimpé sur une table. Puis, très calmement, raconteront plus tard ses camarades de classe, il a fait feu autour de lui. «Il avait l'air tranquille de quelqu'un qui fait quelque chose de très normal», notera un des témoins. Autour de lui, panique. Certains hurlent, se précipitent vers la porte au milieu des coups de feu. On se cache sous les tables. D'autres, enfin, pétrifiés ne bougent pas et le fixent incrédules. Bilan: deux morts de 17 et 16 ans, et vingt-trois autres blessés par balles, dont huit grièvement. Puis Kipland Kinkel a pointé le fusil une nouvelle fois directement contre la tête d'un autre étudiant. Clic. Clic. Clic. Rien. Silence. A court de munitions, l'adolescent se retourne vers son sac à dos pour saisir l'un des deux pistolets qu'il y avait rangés. C'est le moment que Jack Ryker, 17 ans, membre de l'équipe de lutte du lycée , saignant d'une blessure dans

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