Menu
Libération

Le Pakistan accuse l'Inde d'un attentat. Une bombe dans un train : 23 morts.

Réservé aux abonnés

Publié le 08/06/1998 à 5h14

Les relations entre l'Inde et le Pakistan, les deux nouvelles

puissances atomiques du sous-continent, sont plus crispées que jamais. Islamabad a nommément accusé les services secrets indiens d'avoir commis un attentat à la bombe, qui a fait hier 23 morts et des dizaines de blessés. L'engin explosif avait été placé dans un compartiment du train de nuit reliant Karachi, au sud, à Peshawar, au nord du pays. La déflagration, survenue au milieu du trajet, alors que les voyageurs dormaient, a été si violente que le train a été stoppé net. L'attentat est le dernier d'une longue série. Jeudi, une bombe dans un cinéma de Lahore avait fait trois morts.

Sans attendre une enquête, le ministère des Affaires étrangères du Pakistan a attribué l'explosion du Karachi-Peshawar à «l'abominable RAW» ­ l'acronyme des services secrets indiens (Research and Analysis Wing). New Delhi a démenti. Ce n'est certes pas la première fois que les deux frères ennemis du sous-continent, qui revendiquent chacun de son côté le Cachemire divisé, s'imputent mutuellement des actes d'hostilité. Ces nouveaux échanges acrimonieux ont néanmoins de quoi inquiéter une communauté internationale encore sous le choc après les cinq essais nucléaires indiens (11 et 13 mai) suivis des six essais nucléaires pakistanais (28 et 30 mai). Réunies samedi en grand conseil, les cinq puissances nucléaires déclarées des Nations unies (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et les dix autres membres non permanents du Con

Dans la même rubrique