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Libération

Djakarta propose un statut spécial au Timor. Première concession indonésienne sur la question du territoire annexé.

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Publié le 10/06/1998 à 5h25

Trois semaines après le départ du général Suharto après trente-deux

ans au pouvoir, le gouvernement indonésien a fait une toute première concession sur la question du Timor oriental. Le nouveau président, Yusuf Habibie, a déclaré hier qu'il était «prêt à considérer l'octroi d'un statut spécial» à la partie orientale de la petite île. Au cours d'un entretien avec l'agence Reuter, Habibie a en outre annoncé qu'il avait signé les décrets d'amnistie de dix prisonniers politiques du Timor oriental. Ces gestes pourraient avoir été inspirés par l'appel lancé fin mai par le Portugal, l'Australie et les Etats-Unis pour la libération de Xanana Gusmao, le chef de file de la guérilla timoraise qui purge depuis 1992 une peine de vingt ans de prison à Djakarta. Appel auquel s'était jointe la Grande-Bretagne. Le secrétaire d'Etat britannique aux affaires étrangères, Derek Fatchett, a même pris la peine de rendre visite en prison à Gusmao, fin mai. S'il s'est déclaré prêt à «libérer tous les détenus politiques timorais ["], même ceux qui ont commis des crimes», Habibie a toutefois déclaré que la libération de Gusmao ne pourra intervenir que dans le cadre d'un règlement final concernant le territoire sécessionniste de 800Habibie a toutefois déclaré que la libération de Gusmao ne pourra intervenir que dans le cadre d'un règlement final concernant le territoire sécessionniste de 800 000 habitants.

L'approche plus flexible entamée par Habibie ne paraît pas de nature à enthousiasmer outre mesure

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