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Scrutin à risque pour le Premier ministre. Les sénatoriales pourraient entraîner son départ.

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Publié le 11/07/1998 à 7h37

Tokyo, de notre correspondante.

Le Premier ministre japonais, Ryutaro Hashimoto, dont le taux de popularité est au plus bas, joue sa tête ce dimanche à l'occasion des élections sénatoriales. Mais quel que soit le score obtenu par le Parti libéral-démocrate (PLD, conservateur), qu'il préside, c'est de toute façon un dirigeant de son parti qui mènera le prochain gouvernement japonais. Le Japon mérite bien en effet la description de «démocratie à parti unique» dans la mesure où, malgré la crise, les scandales politico-financiers ou les erreurs de politique économique, aucune force d'opposition n'est en mesure de ravir le pouvoir au PLD, qui dispose de la majorité absolue à la Chambre des députés. L'enjeu de ces élections destinées au renouvellement de la moitié des 252 sièges du Sénat et qui se déroulent, à la différence de la France, au suffrage universel direct, n'est cependant pas mineur. D'abord parce qu'en cas de mauvais score du PLD, le Premier ministre serait obligé de passer la main. Ce qui serait du plus mauvais effet, une semaine avant une visite officielle en France et aux Etats-Unis. Son successeur le plus probable dans cette hypothèse serait le ministre des Affaires étrangères, Keizo Obuchi, parfait apparatchik du PLD sans aucun charisme. Ce qui peut être une qualité dans la vie politique nippone. L'autre enjeu réside dans le taux de participation. Lors des dernières sénatoriales, en 1995, il n'avait été que de 44,5%. Les derniers sondages indiquent un léger frémiss

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