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Libération

Camouflet électoral pour le Premier ministre japonais. Il reconnaît sa responsabilité et devrait démissionner.

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Publié le 13/07/1998 à 7h44

Tokyo, de notre correspondante.

Carton rouge pour Hashimoto. Tel est le verdict des électeurs japonais qui se sont déplacés hier en masse vers les urnes pour exprimer leur ras-le-bol à l'égard de la gestion du Premier ministre. Environ 60% des électeurs sont allés voter, contre seulement 44,5% il y a trois ans, lors des précédentes sénatoriales. Le renouvellement partiel de la Chambre haute ­ la moitié des 252 sièges était soumise à renouvellement ­ avait valeur de test pour le parti du Premier ministre, le Parti libéral-démocrate (PLD), auquel il ne manquait que 8 sièges pour conquérir la majorité absolue. Selon les premiers résultats disponibles hier à 1 heure du matin, le PLD devait subir une cuisante défaite, se montrant incapable de maintenir son quota de 61 sièges sur les 126 en lice. «Le résultat est très sévère pour le PLD», a déclaré Ryutaro Hashimoto, près de quatre heures avant d'avoir eu connaissance des résultats définitifs. Il illustre son «manque de leadership». «J'en suis le seul responsable.» Le Premier ministre, visiblement très affecté, a insisté sur sa responsabilité et a annoncé la convocation d'une réunion de la direction de son parti dès le lendemain. «Je déciderai seul de mon avenir», a-t-il déclaré.

Le scrutin national d'hier s'est transformé en véritable référendum pour le pouvoir. Plusieurs heures avant le dépouillement définitif, les chaînes de télévision annonçaient comme certaine la démission du Premier ministre. «C'est une question d'heures», a

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