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«C'est entre lui et Hillary, pas entre lui et nous». Propos d'Américains sur le Monicagate.

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Publié le 17/08/1998 à 7h51

New York de notre correspondant

«Il s'en tirera encore une fois. Il trouvera une formule intellectuelle que personne ne comprendra vraiment mais qui réduira cette affaire à rien du tout. Quelques phrases sucrées à sa manière, un air vaguement désolé, un sourire en coin et le tour sera joué!» Pour avoir vécu vingt ans dans l'Arkansas, Noreen, 33 ans, en route pour New York où elle accompagne sa nièce, candidate à un concours de beauté, n'est pas surprise par les dernières mésaventures de Bill Clinton. Les récits des clientes de ses camarades à l'école de coiffure de Little Rock, de ses amies fonctionnaires de l'Etat ou de ses copains d'enfance ayant participé aux campagnes électorales de l'ancien gouverneur confirment tous la réputation de dragueur impénitent du président américain.

La persistance de l'affaire Lewinsky à la une de l'actualité irrite un nombre croissant de ses compatriotes. Et ils en font porter la responsabilité soit à Bill Clinton lui-même, soit à ses ennemis politiques, soit aux médias, accusés presque unanimement d'en faire beaucoup trop sur le sujet. Quelques exemples, recueillis à bord du vol Delta 437 pour New York.

Ross, 38 ans, cadre dans une papeterie du Maine, en voyage d'affaires en Géorgie. «C'est un coureur infatigable. Il a déjà menti à ce sujet. Et même s'il le nie, il a suffisamment menti par le passé pour que cette fois on ne se donne plus la peine de faire semblant de le croire. Après tout, il a nié à la télévision avoir eu une liaison avec Gen

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