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Libération

L'Afrique australe au secours du régime de KabilaTreize Etats africains prêts à aider le président congolais.

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Publié le 20/08/1998 à 8h02

Kinshasa envoyé spécial

L'assaut n'était pas celui qu'on attendait. Plongé pour la seconde nuit dans le noir, Kinshasa a sursauté aux premières rafales d'armes automatiques, croyant que les rebelles entraient en ville. En fait, des partisans armés d'un chef traditionnel, qui s'était récemment autoproclamé roi du Bas-Congo et avait été condamné à une lourde peine pour sécession, ont tenté de libérer leur «prophète». L'affaire a mal tourné. Encerclé dans la prison, le commando royaliste a résisté jusqu'au petit matin. Toutefois, au terme de la fusillade, seule la maison d'arrêt de Kinshasa était tombée et les six millions d'habitants de la capitale de l'ex-Zaïre ont vaqué, hier, à leurs nouvelles occupations de troglodytes privés d'eau et d'électricité: armés de seaux, de cabas et de bidons, ils font le va-et-vient au fleuve ou la queue pour des provisions, du pétrole lampant ou cinq litres de carburant. Après avoir marché toute la journée, ils se claquemurent dès la tombée de la nuit.

Aide à Kabila. La bataille de Kinshasa aura-t-elle lieu? Hier, l'espoir d'échapper aux rebelles, prêts à l'assaut, a été ressuscité par la Communauté pour le développement et la coopération en Afrique australe. Treize des quatorze Etats membres de cette organisation régionale ont en effet décidé de venir en aide au régime de Laurent-Désiré Kabila «sous quelque forme que ce soit», y compris en hommes et matériel de guerre. Cependant, l'Afrique du Sud, de loin la puissance la plus importante, a vo

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