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Libération

Le Japon touché au vif par le missile nord-coréen. Tokyo annonce des mesures de rétorsion contre Pyongyang.

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Publié le 02/09/1998 à 11h00

Tokyo, de notre correspondante.

Le missile balistique tiré lundi par la Corée du Nord n'a peut-être fait que survoler l'archipel, le Japon n'en a pas moins été touché au vif. Durant toute la journée d'hier, les réactions des officiels japonais et coréens sont allées crescendo. Le secrétaire général du Parti libéral démocrate (PLD, au pouvoir), Yoshiro Mori, a accusé Pyongyang d'avoir risqué de déclencher un conflit armé entre les deux pays. «Si les Nord-Coréens ont tiré intentionnellement en direction du Japon, cela aurait pu créer un état de guerre», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. «Le peuple japonais est terriblement angoissé et je suis profondément inquiet», a affirmé de son côté le Premier ministre, Keizo Obuchi.

En guise de sanction, le gouvernement japonais a annoncé hier la suspension des discussions sur la normalisation des relations avec Pyongyang et le gel des aides alimentaires. Le Parlement japonais tiendra en outre, demain, une session spéciale pour débattre des conséquences de l'incident. Mais, sans attendre, les députés japonais ont adopté hier une résolution demandant à la Corée du Nord de faire toute la lumière sur le tir du missile et de présenter ses excuses au Japon.

Le débat sur l'intensité de la menace que fait peser la Corée du Nord sur ses voisins est relancé et, si tel était le but poursuivi par le régime communiste de Kim Jong-il en effectuant ce tir, il est d'ores et déjà atteint. «Ce tir est pour les Japonais le signal qu'ils doivent

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