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Libération

La Corée du Nord met Kim en orbite. Pyongyang affirme que le missile de lundi serait un satellite.

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Publié le 05/09/1998 à 11h11

Il y a quarante et un an, le premier satellite soviétique Spoutnik

faisait «bip, bip"». Aujourd'hui le premier satellite nord-coréen transmet des «hymnes révolutionnaires immortels». Selon l'agence officielle KCNA, qui a lâché la nouvelle vendredi, l'engin spatial diffuse: «Le chant du général Kim Il-Sung» et «le chant du général Kim Jong-Il». Car, à en croire Pyongyang, le missile tiré lundi au dessus du Japon n'était rien d'autre qu'un «lancement de satellite» apparemment destiné à célébrer la prochaine intronisation de Kim Jong-Il au poste de président. Une affirmation aussitôt qualifiée de «ridicule» par la Corée du sud. Mais Washington, qui affirmait jeudi soir encore qu'il s'agissait bien d'un engin balistique, faisait savoir vendredi soir sur un air mi-figue mi-raisin qu'il était «possible» que le «missile» soit en fait un «lancement de satellite»" L'information, a priori, ne devrait pas être trop difficile à vérifier. Pyongyang affirme que les «hymnes immortels» sont diffusés sur la bande de 27 mégahertz.

Si l'engin qui a survolé le Japon lundi s'avère bel et bien être un vecteur de mise en orbite, on peut dire que le gag aura donné bien des sueurs froides au Japon, à la Corée du Sud et aux Etats-Unis. Pour ces trois pays, la Corée du Nord, dernier bastion stalinien de la planète, demeure un voisin aussi imprévisible que menaçant. Tokyo, Séoul et Washington disent depuis jeudi craindre que le régime communiste, qui entretient l'une des plus grandes armées du monde, ne

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