La quatrième conférence des Nations unies sur les changements
climatiques a débuté hier à Buenos Aires, et s'achèvera le 13 novembre. Depuis 1992, date de la signature, à Rio de Janeiro, de la convention-cadre initiale, les émissions internationales des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement du climat, n'ont pas diminué. Conférence après conférence Berlin, puis Bonn, puis Kyoto en décembre , chacun des 180pays impliqués dans la négociation tente de faire supporter au voisin autant, voire davantage, d'efforts que lui. La réunion de Buenos Aires promet de n'être guère différente.
Horizon 2010. A Kyoto, les Etats ou groupes d'Etats (comme l'Union européenne) signataires de la convention étaient parvenus à s'entendre sur un «protocole»: à l'horizon 2010, les émissions de six gaz dangereux devront avoir diminué globalement de 5,2% par rapport au niveau de 1990. C'est plus que l'objectif de simple stabilisation fixé à Rio, mais insuffisant pour contrer le réchauffement climatique, qui a déjà commencé. L'Union européenne avait présenté l'accord de Kyoto comme une victoire, car elle était parvenue à faire admettre aux Etats-Unis une réduction de ses émissions. En contrepartie, l'Amérique avait obtenu un accord de principe sur la mise en place d'outils économiques permettant de réaliser ces réductions à moindre coût, en introduisant des «mécanismes de flexibilité»: possibilité d'acheter des «droits à polluer» aux pays moins émetteurs, ou encore aide financière d'un




