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L'Otan minimise le scandale Bunel. Pas d'affolement à l'Alliance sur l'affaire de la taupe française qui renseignait Belgrade.

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Publié le 04/11/1998 à 15h49

Bruxelles, envoyé spécial.

Officiellement, il ne s'agit que d'un «malheureux incident», même si les fonctionnaires de l'Otan et les diplomates accrédités ne parlent, dans les couloirs de l'immeuble qui abrite l'Alliance atlanti-que, que «des mésaventures» du commandant Pierre Bunel. Les diplomates français sont les premiers à minimiser les informations transmises par l'officier à des agents serbes. L'un d'entre eux explique: «Il n'a pas pu transmettre la liste des cibles retenues pour des frappes car il n'en disposait pas, puisqu'il n'avait accès qu'au comité militaire de l'Otan. Tout au plus, il a pu faire passer des informations d'ordre plus général. De par ses fonctions, il ne pouvait pas disposer des objectifs précis. Seuls les Américains de l'état-major suprême de l'Alliance l'avaient, et sans doute la modifiaient-ils au fur et à mesure des informations qui leur parvenaient. Il ne faut accorder ni à cet homme ni à ses actes une importance exagérée, même si l'affaire est plus que fâcheuse.»

C'est le même discours que nous a tenu le secrétaire général de l'Otan, Javier Solana. «Cette malheureuse affaire a été très bien gérée par les autorités françaises, nous a-t-il déclaré. Nous avons procédé à une évaluation des risques et nous n'avons pas détecté de problème majeur de sécurité. Nous n'avons pas eu en particulier à revoir nos plans pour frapper la Serbie s'il le faut.»

Dans l'entourage du secrétaire général, on ajoute que les relations de la France avec l'Otan ne devraient

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