Une mission de médiation pour rétablir la paix dans le fief des
Bakongos au sud-ouest de Brazzaville, où les incidents armés se multiplient depuis fin août, s'est soldée samedi par 33 morts. Selon Radio France internationale (RFI), des miliciens «Ninjas» le nom des partisans de l'ex-maire de Brazzaville, Bernard Kolelas ont fait irruption lors d'une réunion entre des notables de Minduli, une localité à environ 150 km à l'ouest de la capitale, et un comité de médiation, composé principalement de religieux. Ouvrant le feu sans sommation, les «Ninjas» ont abattu 13 personnes: 6 notables, 5 pasteurs, 1 prêtre et 1 militaire. Une opération de représailles menée ensuite par l'armée congolaise, pour l'essentiel composée des partisans du président Denis Sassou N'Guesso depuis que celui-ci est revenu au pouvoir, il y a un an, à la suite d'une guerre civile, a fait 20 morts parmi les insurgés du «pool», la région des Bakongos située sur le cours élargi du fleuve Congo.
L'incident meurtrier, le plus grave d'une série dont ont été surtout victimes des représentants locaux de l'Etat, des militaires, des commissaires de police ou des membres du corps préfectoral, illustre que «le Congo-Brazzaville n'est pas encore sorti du cycle de violence caractérisé depuis plusieurs années par le gangstérisme d'Etat et une insécurité chronique consécutive à la détention des armes de guerre par des bandits et des membres fanatiques des principaux partis politiques». C'est ainsi que l'Observatoire con




