New York de notre correspondant
Il aura fallu moins d'une semaine après la décision américaine de ne pas lancer une attaque aérienne sur l'Irak pour que la guerre des mots reprenne entre Bagdad et Richard Butler, le diplomate australien qui préside la commission en charge du désarmement irakien (Unscom). Sur place, ses inspecteurs ont repris leur travail de surveillance, apparemment sans difficultés particulières, et l'Irak a annoncé, samedi, qu'ils avaient effectué leur première inspection surprise dans un site de production de missiles. Mais au siège de l'ONU, à New York, une nervosité croissante a cédé la place au soulagement qui avait accompagné l'annonce de la reprise de la coopération «inconditionnelle» de l'Irak.
«Prétexte». A la différence des crises précédentes, qui avaient porté principalement sur les méthodes et les principes des inspections elles-mêmes, la source nouvelle de tension porte sur un échange de correspondance entre Richard Butler et le vice-ministre des Affaires étrangères irakien, Riyad Al-Qaysi, à la suite de l'envoi par l'Unscom d'une nouvelle série de questions. Les autorités irakiennes qualifient dans leur réponse certaines demandes de «provocatrices plutôt que [de] professionnelles». Le vice-Premier ministre irakien, Tarek Aziz, est allé, hier, un cran plus loin: «Soit [Butler] est en train d'inventer un prétexte superficiel pour justifier une attaque américaine, soit il tente d'entraver et de troubler les préparatifs pour une révision globale» pa




