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Le dalaï-lama n'est plus indésirable à l'Elysée. «Tous les Nobel» invités à dîner, assure Chirac.

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Publié le 05/12/1998 à 18h39

La présidence de la République a levé vendredi son «veto» à la

présence du dalaï-lama à un déjeuner des prix Nobel de la paix, le 8 décembre, à l'Elysée. Jacques Chirac a affirmé vendredi que «tous les prix Nobel», y compris le chef spirituel et temporel du Tibet, étaient invités à déjeuner à l'Elysée à l'occasion de la célébration à Paris du 50e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme. Interpellé au cours de la conférence de presse finale du sommet franco-britannique à Saint-Malo sur l'absence du dalaï-lama des listes d'invitations (révélée vendredi par Libération), le chef de l'Etat a précisé qu'il avait demandé au Nobel tibétain si, «compte tenu de sa relation avec Pékin, il souhaitait être présent», ajoutant: «Et j'attends sa réponse.» Interrogée sur l'exactitude de ce scénario, la représentation à Paris du gouvernement tibétain en exil s'est déclarée «embarrassée pour répondre». Elle a ajouté que le dalaï-lama n'avait toujours pas reçu, hier soir, l'invitation promise.

Le changement apparent d'humeur de l'Elysée, notent plusieurs ONG de défense des droits de l'homme, ne modifie en rien le fait qu'aucun Chinois n'est invité «par la France» aux grandes célébrations de l'«universalité» des droits de l'homme, le 10 décembre au palais de Chaillot. Le dissident Wei Jingsheng, le père du mouvement démocratique chinois, et le dalaï-lama seront a priori présents; mais il sont invités «à titre personnel» par Robert Badinter, le président de la mission orga

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