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45 personnes tuées en Algérie. Ce massacre fait craindre un regain de violence à dix jours du ramadan.

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Publié le 10/12/1998 à 19h13

L'Algérie vient de connaître son massacre le plus important depuis

neuf mois. Quarante-cinq personnes ont été assassinées dans la nuit de mardi à mercredi près de la localité de Tadjena, dans le massif du Dahra, entre Tipaza et Chlef. Sept personnes avaient déjà été tuées et cinq autres blessées dans ce même hameau dans la nuit de samedi à dimanche. Les services de sécurité se sont contentés de confirmer cette nouvelle tuerie, annoncée à l'Assemblée nationale par un député lors du débat sur le bilan du chef du gouvernement, mais sans préciser ses circonstances. Selon la radio d'Etat, toutefois, les victimes, qui appartiennent à sept familles, auraient été tuées à l'arme blanche ou brûlées vives. Le dernier «grand» massacre remonte à mars dernier: 47 personnes, dont 27 enfants de moins de 16 ans, avaient été assassinées à Oued Bouaïcha, près de Djelfa.

Près de sept ans de conflit en Algérie auront enseigné que l'optimisme en matière sécuritaire y est de courte durée. Les deux dernières semaines en ont fourni une nouvelle preuve avec une succession d'attentats et de tueries. Ces actions sanglantes, qui surviennent à une dizaine de jours du mois du Ramadan, provoquent une grande inquiétude, les Algériens redoutant qu'une fois de plus le mois du jeûne soit particulièrement sanglant. Lors du dernier ramadan, en janvier 1998, 1 500 personnes au moins avaient été tuées, notamment au cours de grands massacres aux portes d'Alger et dans les monts de l'Ouarsenis, à l'ouest du pays. A

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