New York, de notre correspondant.
La presse américaine a publié hier de nouvelles révélations sur la coopération entre les services secrets américains et la Commission chargée du désarmement de l'Irak (Unscom). Selon le Wall Street Journal , cette coopération aurait permis d'obtenir des informations utilisées lors des récents raids américains et britanniques en Irak. D'après NBC, Washington avait également un accès direct au dispositif de caméras et de relais vidéo mis en place dans plus de 200 sites à travers l'Irak par l'Unscom. Des informations qui tendent à donner plus de poids aux accusations d'espionnage au profit des Etats-Unis portées contre des inspecteurs en désarmement de l'Irak, a commenté hier le porte-parole de l'ONU, Fred Eckhard. L'ancien inspecteur américain de l'Unscom Scott Ritter, l'un des hommes clés de la polémique, revient en détail pour Libération sur les activités de «renseignement» de l'Unscom.
Vous démentez être un espion. Qu'est-ce, selon vous, qu'un espion?
Un espion n'est pas un inspecteur de désarmement des Nations unies qui accomplit une mission conforme à son mandat! Mon travail visait à combattre la dissimulation irakienne en matière d'armes de destruction massive. Il se trouve que l'Irak utilisait les même hommes et les mêmes organisations pour assurer la protection de Saddam Hussein et celle des armes interdites. Il nous a donc fallu innover. C'est pourquoi nous avons mis au point nos propres techniques et notre propre méthodologie. Je ne sou




