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Libération

Le pape en chaire contre la chaise électrique. Dans le Missouri, il a dénoncé la peine capitale, mais non face à Clinton.

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Publié le 28/01/1999 à 23h21

Saint Louis, envoyé spécial.

Comme prévu, le pape a profité de sa visite dans le Missouri pour redire avec force son opposition à la peine de mort. Lors de la messe célébrée hier dans un stade de Saint Louis, il a fait suivre un rappel de sa condamnation de l'avortement et de l'euthanasie d'un nouvel appel à l'abandon par les Etats-Unis de la peine capitale. Alors que le nombre d'exécutions ne cesse de croître dans plusieurs Etats américains ­ dont le Missouri ­, il a souligné que les catholiques qui s'affirment pro-life (antiavortement) devaient appliquer leur croyance au respect de la vie humaine «à chaque situation». Evoquant la lente évolution de l'Eglise catholique sur le sujet, le pape a mis en avant «la reconnaissance croissante» du fait que «le don de la vie ne doit être retiré à quiconque, même dans le cas de ceux qui ont commis le plus grand mal».

Allant au-delà de la seule question de la peine de mort, il a souligné que «la société moderne a les moyens de se protéger sans pour autant dénier aux criminels la possibilité de se réformer». Rappelant son appel contre la peine de mort fait à Noël, il a exhorté les Américains, à l'occasion du nouveau millénaire, à «mettre fin» à un châtiment «à la fois cruel et inutile». La veille, lors de son bref entretien avec Bill Clinton, la question, semble-t-il, n'avait pas été discutée. Les détails de la rencontre de vingt minutes entre le président américain et le souverain pontife ne sont toutefois pas connus. Joaquin Navarro, le

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