La guérilla séparatiste musulmane continue de prendre de l’ampleur
dans la région du Xinjiang (Turkestan chinois). Les militants séparatistes musulmans de ce vaste territoire, situé à l'ouest de la Chine, ont perpétré quinze attentats à la bombe l'an dernier, a affirmé hier la presse officielle chinoise, qui d'habitude se garde de rapporter ce genre d'information. Des responsables militaires chinois ont également affirmé, dans les colonnes du Quotidien légal du Xinjiang, avoir neutralisé un «camp d'entraînement terroriste» fin 1998. Ce raid se serait soldé par 60 arrestations. L'armée chinoise assure, en outre, avoir démantelé un réseau de trafiquants d'armes et avoir récupéré «des centaines de véhicules».
«Nous nous démenons chaque jour, chaque saison et chaque année pour combattre les séparatistes ethniques et les terroristes», déclare au même quotidien le chef de la police de Kashgar, Chen Zhuangwei. Cette ville, l'une des plus importantes du Turkestan chinois, est proche de la frontière avec le Kazakhstan, l'Afghanistan et le Pakistan, par où transitent denrées et armes. Le Xinjiang, appelé «Région autonome» par la Chine, est peuplé en majorité d'Ouïghours turcophones et d'autres ethnies musulmanes (Kazakhs, Ouzbeks"). Province chinoise depuis 1884, le Xinjiang est le théâtre, depuis le début des années 90, de rébellions, d'émeutes et d'attentats visant les Chinois. Depuis l'indépendance des Républiques ex-soviétiques, la majorité ouïghoure du Xinjiang se prend à rêver du




