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Lockerbie: le procès s'annonce laborieux. Les deux Libyens ne devraient pas être jugés «avant six mois à un an».

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Publié le 07/04/1999 à 0h37

Amsterdam, de notre correspondante.

Les deux suspects libyens accusés d'avoir provoqué l'attentat de Lockerbie en 1988 ont comparu hier devant un juge écossais au camp de Zeist, une ancienne base militaire américaine aux Pays-Bas. Arrivés lundi de Tripoli, qui a accepté de les livrer s'ils étaient jugés en territoire «neutre», Al Amin Khalifa Fhimah et Abdel Baset al-Megrahi devront répondre de meurtre, conspiration pour meurtre et infractions aux lois de la sécurité aérienne. A l'image de l'enquête qui a mobilisé pendant dix ans plus de 300 enquêteurs de la police britannique, d'Interpol, de la police criminelle allemande et du FBI, ce procès s'annonce laborieux. Les autorités écossaises ont indiqué, hier, que le procès, qui promet de battre des records de durée et de coût, ne devrait pas commencer «avant six mois à un an».

Le week-end dernier, une centaine de juges, conseillers juridiques, avocats, policiers et militaires écossais ont pris possession de ce petit bout de territoire temporairement cédé par les Pays-Bas au Royaume-Uni. L'enclave écossaise se trouve au coeur du pays, près d'Utrecht. Un terrain isolé de toute zone urbaine, qui a été utilisé depuis des siècles à des fins militaires. Napoléon lui-même y aurait passé la nuit" Pendant la guerre froide, les Américains en avaient fait leur quartier général, avant de le quitter définitivement en 1993. Plusieurs bâtiments de béton ont été transformés en salle d'audience, en prison, en salle de presse. Les locaux devron

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