La course aux armements entre les deux puissances nucléaires du
sous-continent est relancée. Hier, trois jours après que l'Inde a procédé au lancement de son missile Agni-II, le Pakistan a répliqué avec un essai réussi de son missile balistique de moyenne portée Ghauri-II. Un autre essai «plus complet» de ce vecteur, baptisé d'après le nom d'un conquérant musulman de l'Inde, pourrait suivre selon la télévision pakistanaise. Le Premier ministre Nawaz Sharif a «félicité les scientifiques et les ingénieurs qui ont rendu possible cette prouesse technique», a annoncé le communiqué pakistanais, qui attribue ce succès à la «grâce d'Allah». Les deux frères ennemis de l'Asie du Sud, qui se sont livrés à trois guerres depuis la partition de l'ancien empire des Indes, en 1947, paraissent déterminés à mettre au point des vecteurs de plus en plus performants, capables de transporter des têtes nucléaires. Les autorités pakistanaises ont souligné que le test du Ghauri, qui aurait été tiré depuis la base de Jhelum, au sud d'Islamabad, constituait le «deuxième essai» de ce type de missile (le premier avait eu lieu le 6 avril 1998). D'«une portée de 1 500 km», il peut être équipé de «tous les types de têtes»: en clair aussi bien conventionnelles que nucléaires. Cependant, selon des sources scientifiques pakistanaises liées au programme balistique, le missile lancé hier serait une version améliorée du premier projectile et aurait plutôt une portée de 2 000 km. L'Agni-II indien testé dimanche,




