Bruxelles (UE), correspondance.
Trois ans après la crise de la vache folle, la Commission européenne affronte celle du poulet belge. Mais, cette fois, elle veut frapper vite et fort. Et refuse d'endosser la responsabilité d'un scandale dont elle n'a été avertie que le 27 mai. Or, selon elle, les autorités belges savaient depuis le 26 avril que des graisses contaminées à la dioxine avaient été introduites mi-janvier dans du fourrage; le 3 mai, elles en informaient la France, et, le 12 mai, les Pays-Bas. «C'est un fait inacceptable», a martelé Franz Fischler, le commissaire responsable de l'agriculture, en qualifiant de «tout à fait inexcusable» une «telle négligence». Décidée à marquer le coup, la Commission pourrait ouvrir dès la semaine prochaine une procédure d'infraction contre la Belgique.
En attendant, elle a décidé hier de prendre des mesures d'urgence, approuvées à l'unanimité moins deux abstentions par le comité vétérinaire permanent de l'Union européenne. Tous les poulets, oeufs et produits dérivés contenant plus de 2% d'oeufs (à titre d'exemple, la mayonnaise en contient 7%, les pâtes fraîches, 18%), datant du 15 janvier au 2 juin et pouvant provenir des exploitations ayant acheté de la nourriture contaminée, doivent être immédiatement détruits. «Il faut préserver les consommateurs de tout dommage», a averti Franz Fischler. La Belgique sera, par ailleurs, tenue de se soumettre à une série d'obligations: produire, en cas d'exportation, un certificat d'origine, permett




