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Romano Prodi ne veut pas d'une équipe trop mâle. Le chef de la Commission européenne en quête de candidates.

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Publié le 04/06/1999 à 23h21

Romano Prodi cherche des femmes. Après sa tournée des capitales, le

nouveau président de la Commission européenne regrette que trop peu de candidates lui aient été proposées pour former sa future équipe bruxelloise, qui s'installera en septembre aux manettes de l'Europe. Cette équipe de 19 commissaires, l'ex-président du Conseil italien la souhaite top class. Devant les chefs d'Etat et de gouvernement des Quinze au sommet de Cologne, Prodi a présenté hier une note résumant ses projets de réforme de l'exécutif européen après la série de scandales qui a balayé en mars la Commission Jacques Santer. Prodi en tire les leçons avec une toute nouvelle disposition qu'on pourrait appeler «jurisprudence Edith Cresson»: alors que les malversations de la commissaire française avaient contraint toute la Commission à démissionner le 15 mars au nom de la responsabilité collective, le nouveau président «attend de chaque membre de sa future équipe qu'il accepte de démissionner» s'il devait le lui demander pour un motif «sérieux», notamment une motion de censure individuelle du Parlement européen. Sans revenir sur le principe de responsabilité collégiale, «l'une des forces essentielles de la Commission», Prodi se protège donc à l'avance du sort humiliant qu'avait connu Santer.

Autre leçon tirée du séisme de mars, la Commission entend mieux soigner l'Europarlement, doté dans le traité d'Amsterdam d'un droit de regard accru sur l'exécutif. Prodi a ainsi annoncé que des deux vice-présidents dont i

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