Menu
Libération

Poulets à la dioxine: la Belgique desserre l'étau. Des éleveurs autorisés à remettre leurs produits sur le marché.

Réservé aux abonnés

Publié le 09/06/1999 à 23h26

Luxembourg, envoyée spéciale.

Faut-il avoir peur du poulet à la dioxine? Près de deux semaines après la révélation du scandale belge, la réponse reste très incertaine. D'un côté, l'Europe interdit la mise sur le marché des poulets, porcs et bovins belges, non certifiés conformes, et la France décrète, au nom du principe de précaution, un embargo total sur toutes les viandes et produits laitiers du plat pays. De l'autre, la Belgique décide de commercialiser à nouveau une grande partie de sa production de viande et Bernard Kouchner lui-même cherche à calmer les esprits. «En tant que médecin, je ne suis pas inquiet», a affirmé hier le secrétaire d'Etat à la Santé, en marge d'une réunion à Luxembourg avec ses collègues. Selon des experts français, convoqués vendredi, la toxicité de la dioxine est en effet liée à une imprégnation longue et constante, ce qui, à première vue, est loin d'être le cas dans l'affaire actuelle. Une prudence qui n'a pas empêché le ministre français de réclamer, formellement, l'interdiction totale des farines animales, l'institution d'un mécanisme de prévention et la mise en place d'une agence européenne de sécurité sanitaire et alimentaire. L'objectif est d'accroître les contrôles européens, de mettre en place des normes, et de procéder à des expertises sans attendre les accidents. «C'est le pendant de la liberté du marché. Dans la situation actuelle, on court les pires risques. Au lieu d'avoir la loi du silence, on doit avoir la loi de l'information», a

Dans la même rubrique