Stockholm, de notre correspondant
Un journaliste suédois et son fils de 8 ans ont été blessés mardi dans la banlieue de Stockholm alors qu'ils venaient d'ouvrir la portière de leur voiture piégée à l'explosif. Leur vie n'est pas en danger. C'est la première fois qu'un journaliste est ainsi victime d'un attentat en Suède. Peter Karlsson et Katarina Larsson ce sont les pseudonymes qu'utilisent l'homme et sa compagne qui n'a pas été blessée sont tous deux journalistes free lance spécialistes des néonazis suédois depuis plusieurs années. Pour la police, il ne fait quasiment aucun doute que l'attentat vient de là. Les deux journalistes avaient été menacés de mort à plusieurs reprises. Ils bénéficiaient en principe d'une certaine protection policière et leur identité était protégée.
Les deux reporters venaient juste de publier un article sur 210 néo-nazis aux sympathies connues qui ont effectué ou effectuent leur service militaire dans l'armée suédoise. Auparavant, ils avaient notamment révélé l'étendue de l'industrie de la musique «pouvoir blanc», dont la Suède était le principal fournisseur mondial il y a quelques années jusqu'à ce que des mesures ne soient prises.
Peter et Katarina Larsson avaient également collaboré à Expo, un magazine antiraciste très bien documenté que les néonazis avaient réussi à faire taire en 1996 en menaçant distributeurs et imprimeurs. Les grands quotidiens suédois avaient alors réagi en imprimant et distribuant gratuitement le journal. «Il y a u




