Menu
Libération

L'Algérie met l'Afrique en vitrine. Bouteflika profite du sommet de l'OUA, ouvert hier à Alger, pour parfaire son image de «démocrate».

Réservé aux abonnés

Publié le 13/07/1999 à 23h43

Alger, envoyé spécial.

Abdelaziz Bouteflika fait passer son message grâce au tam-tam africain et les présidents du continent sont venus en nombre pour se regarder dans le miroir algérien. Hier, l'ouverture du sommet de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) à Alger, capitale d'un pays meurtri par sept ans de guerre civile ayant fait 100 000 victimes, a consacré les retrouvailles entre une Afrique déchirée par des conflits fratricides et une Algérie émergeant d'un bain de sang après avoir défendu l'Etat fort par tous les moyens. «Par votre présence vous bénissez la réconciliation nationale en Algérie», a déclaré dans son discours de bienvenue le chef de l'Etat algérien, en se référant à l'amnistie partielle des extrémistes islamistes approuvée, la veille, par le Sénat algérien. De leur côté, les invités d'un sommet qui enregistre un record d'affluence, en présence, notamment, du successeur de Mandela, Thabo Mbeki, du tombeur de Mobutu, Laurent-Désiré Kabila, et du colonel Kadhafi, redevenu fréquentable, n'ont pas été avares de compliments. A la tribune, tous les orateurs ont rendu hommage aux «réformes initiées par le président Bouteflika» et au «retour sur la scène internationale de l'Algérie», qualifiée par un diplomate sénégalais de «terre ruisselante de dignité». Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a «félicité» Bouteflika pour sa «récente élection», pourtant contestée. Mal élu il y a trois mois, l'opposition ayant boycotté le scrutin, le chef de l'Etat

Dans la même rubrique