Pékin, de notre correspondante.
Le ton s'est envenimé hier entre la Chine et Taiwan après plusieurs journées d'échanges au fleuret moucheté. Le ministre de la défense chinois Chi Haotian a clairement laissé planer jeudi la menace d'une intervention militaire si Taiwan poursuivait ses déclarations indépendantistes. «L'armée populaire de libération (APL) est prête à tout moment à sauvegarder l'intégrité territoriale de la Chine et à écraser toute tentative de division du pays», a déclaré le ministre de la défense. Et de rappeler qu'aux yeux de Pékin, Taiwan est une «province» chinoise qui ne peut être séparée du reste de la Chine. Dans son éditorial de jeudi le Quotidien du peuple, organe officiel du gouvernement chinois a quant à lui titré «Lee Teng Hui, (président taïwanais, ndlr) ne joue pas avec le feu!» Effet d'annonce. Parallèlement à ces menaces verbales, les autorités chinoises ont annoncé jeudi matin qu'elles maîtrisaient désormais la technologie de la bombe à neutrons. Une déclaration qui n'a pas surpris les experts militaires occidentaux, qui estiment que la Chine est en mesure de produire des armes de ce type depuis la fin des années 70. Mais l'effet d'annonce était à remettre dans le contexte du bras de fer avec Taiwan. Selon des sources proches du pouvoir à Taipei, Taiwan aurait rappelé tous ses soldats en congé et augmenté l'état d'alerte sur l'île de Quemoy, un bastion nationaliste à deux kilomètres des côtes chinoises du Fujian, mais les autorités militaires




