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Interview

Ils s'affrontent pour la présidence. Nicole Fontaine (PPE): «Il n'y a pas que le clivage droite-gauche».

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Publié le 20/07/1999 à 23h58

Elue en France sur la liste UDF, vous êtes la candidate du PPE

(Parti populaire européen) pour la présidence du Parlement européen. Vous êtes soutenue par les libéraux. En passant un tel accord, votre groupe ne va-t-il pas perdre un peu de son identité? Le PPE est désormais le premier groupe au sein du Parlement européen. Avec 52 voix d'écart, il devance largement le PSE (Parti socialiste européen). Il était donc normal qu'il réclame la présidence. Pour obtenir une majorité, il a été nécessaire de rechercher une alliance électorale avec les libéraux. Il ne s'agit pas d'un véritable accord politique. Ni le PPE ni les libéraux ne le souhaitaient. Il s'engagent à voter maintenant pour notre candidat à la présidence et nous, pour leur candidat, dans deux ans et demi. Ne craignez-vous pas qu'un tel clivage droite-gauche pour la présidence provoque ensuite un blocage du parlement, la majorité absolue, soit 314 voix, étant nécessaire pour faire adopter les textes? Voilà pourquoi il ne s'agit que d'une alliance constitutive, d'une coopération qui se limite à l'élection du président. Ensuite, chaque groupe conservera sa liberté d'appréciation. Si l'on veut réunir des majorités, il restera nécessaire de rassembler au-delà des clivages partisans. Si les socialistes perdent la présidence, je ne pense pas qu'il en résultera un affrontement permanent. Au Parlement européen, les majorités se font et se défont de façon plus souple que dans les parlements nationaux, et le clivage droite/g

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