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Mission à hauts risques pour l'Australie au Timor-Est. Les milices indonésiennes menacent la force internationale.

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Publié le 17/09/1999 à 0h44

Darwin, envoyé spécial.

A quelques jours du débarquement au Timor oriental, l'Australie est déjà prête. Au large du petit port de Darwin, un destroyer, quelques frégates et un sous-marin manoeuvrent sur une mer d'huile. «Le plus grand déploiement de troupes depuis la Seconde Guerre mondiale», comme l'appellent déjà les Australiens, est à pied d'oeuvre. Si le feu vert n'a pas encore été donné, c'est que Canberra attend l'arrivée de plusieurs autres contingents pour former une Force internationale pour le Timor oriental (Interfet) réellement «internationale». Car, si l'Australie offre le plus gros des troupes (4 500 hommes sur un total de 8 000) pour cette mission dont elle prend la tête, il importe qu'elle n'apparaisse pas aux yeux des Indonésiens comme une force d'agression presque exclusivement australienne. Des précautions quasiment inutiles, puisque les relations entre les deux puissances régionales, exécrables depuis plusieurs semaines, frisent désormais l'hostilité.

Djakarta a abrogé hier son accord de sécurité avec l'Australie, en vigueur depuis 1995, en raison des critiques «non constructives» de Canberra. La décision a été rendue publique par le ministre des Affaires politiques et de la Sécurité ­ un militaire ­, le général Feisal Tanjung. Le contentieux, qui n'a cessé de s'alourdir, a conduit l'ambassade australienne à Djakarta à fermer son consulat à Bornéo. L'ambassade elle-même est depuis ces derniers jours la cible des manifestants agressifs que la police indonés

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