Darwin, envoyé spécial.
Le débarquement à Dili d'une avant-garde de la Force internationale pour le Timor oriental (Interfet) devrait avoir lieu dimanche. Lundi, pourrait suivre le déploiement à Timor-Est de 2000 autres soldats de l'Interfet (australiens, néo-zélandais, britanniques, singapouriens, thaïlandais et philippins), puis le reste des 8 000 hommes attendus sur le territoire. «Si tout fonctionne comme prévu», a expliqué hier le numéro 2 de l'état-major australien, le maréchal Doug Riding, «les premiers soldats poseront le pied à Timor dimanche, et la situation, nous l'espérons, sera résolue avec la coopération entière de l'armée indonésienne.» Mais plus le jour J approche, plus l'Australie s'inquiète des intentions réelles de Djakarta. «L'armée indonésienne doit prendre en compte le fait que, si elle lance des attaques contre la force internationale, a averti vendredi soir le Premier ministre australien John Howard, cela ne pourra que provoquer un niveau d'intervention encore plus important, ainsi que des mesures de rétorsion.» Les Etats Unis, a-t-il laissé entendre, s'impliqueraient alors bien davantage (Washington n'a jusqu'alors envoyé que 200 hommes).
Deux parachutages. La mauvaise volonté de l'armée indonésienne est partout perceptible. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), prêt depuis plusieurs jours à parachuter des vivres aux quelque 150 000 Est-Timorais réfugiés dans les montagnes, a ainsi dû attendre vendredi pour obtenir un feu ver




