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Libération

Le qigong dans le collimateur du PC chinois. Entre gymnastique, médecine et secte, ce mouvement compte des millions d'adeptes.

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Publié le 23/09/1999 à 0h50

Pékin, correspondance.

Alors que les autorités ont arrêté ces derniers jours plus de 300 membres de la secte du Falungong dans plusieurs villes du pays ­ selon des sources dissidentes basées à Hong-kong ­ un vent d'inquiétude s'est mis à souffler sur le monde du qigong (discipline traditionnelle chinoise alliant médecine et gymnastique), depuis la virulente campagne contre le groupe de Li Hongzhi (1), cet été.

«Qigong magique». Installé dans un immense bureau de la police armée pékinoise, Sima Nan reçoit depuis quelque temps les journalistes par brassées. Cela fait dix ans que l'ancien journaliste s'est lancé dans une croisade contre ce qu'il appelle le «qigong magique» ­ les sectes de qigong qui louent les pouvoirs surnaturels de leur chef ­ mais il n'a jamais été aussi écouté et interviewé. Ses diatribes ne visent pas seulement le Falungong, que le gouvernement dit avoir «éradiqué» depuis la répression de cet été. «Le qigong magique a déjà changé le courant de l'histoire plusieurs fois en Chine, il peut détruire un pays. Toutes les organisations qui ont leurs propres croyances et leurs structures secrètes sont un danger pour le pays. Jiang Zemin ne doit pas leur laisser une brèche. Ce n'est pas seulement du Falungong qu'il faut s'occuper mais de tous les qigong qui vantent des maîtres aux pouvoirs surnaturels», s'énerve-t-il d'une voix de stentor.

Redoutant les retombées de la propagande gouvernementale massive et les critiques des sceptiques comme Sima Nan contre le Falungon

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