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«Violations des droits de l'homme». Mary Robinson, de l'ONU, réclame une commission d'enquête.

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Publié le 24/09/1999 à 0h51

Genève, de notre correspondant.

«Il y a des preuves irréfutables que le Timor oriental a été l'objet d'une campagne vicieuse, délibérée et systématique de graves violations de droits de l'homme. Une commission internationale d'enquête doit être créée afin que les responsables soient traduits devant la justice.» C'est ce qu'a déclaré hier Mary Robinson, Haut commissaire des Nations unies sur les droits de l'homme lors d'une réunion extraordinaire de l'ONU. Les travaux de cette éventuelle commission d'enquête pourraient à terme ­ si le Conseil de sécurité le décide ­ déboucher sur la création d'un tribunal pénal international sur le modèle de l'ex-Yougoslavie ou du Rwanda.

Mary Robinson a dressé un bilan sans fard de la répression de ces dernières semaines au Timor-Est, évoquant «200 000 expulsions forcées, des meurtres de civils perpétrés par les milices sous les yeux d'une police fortement armée et des soldats qui n'ont pas bougé, l'exercice de violences contre les femmes, les disparitions et les pillages». «Une commission d'enquête devra faire le point sur l'organisation de cette campagne de terreur, sur leurs auteurs et sur leurs complicités au sein de la hiérarchie de l'armée indonésienne et jusqu'à quel niveau elles remontent», a ajouté Mary Robinson. A l'heure actuelle, la création d'une commission d'enquête n'est pas encore jouée. Soutenue par l'Union européenne, l'idée est rejetée par le groupe asiatique. Le projet de résolution que Libération a pu se procurer appelle «

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