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Réfugiés affamés et harassés sur la route Dili-Baucau. Les Est-Timorais se risquent à regagner les villes abandonnées par l'armée indonésienne. .

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Publié le 30/09/1999 à 0h56

Dili, Baucau, Laivoi, envoyé spécial.

La route menant de Dili à Baucau est réputée dangereuse: une arrière-garde de quelques centaines de militaires, de l'extrême-est des territoires, n'ayant pu embarquer sur les derniers navires indonésiens qui devaient les évacuer vers Kupang au Timor-Ouest, tentent par tous les moyens de rejoindre la frontière, en progressant par la route vers Dili. Samedi après-midi, ils ont abattu 9 personnes, dont 8 religieux, à la hauteur de Com. Hier matin, ils ont échangé des coups de feu avec la résistance est-timoraise, un peu plus haut sur le chemin. D'autres éléments de la milice se cachent dans les collines surplombant la route qui serpente le long du littoral. Elles y ont semé terreur et destruction au cours des dernières semaines.

Dépenaillés.A l'extérieur de Dili, ce mardi matin à l'aube, des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants déambulent vers la capitale. Dépenaillés et harassés, ils marchent à pas lents, sous le soleil écrasant. Depuis trois semaines, ce sont les premiers habitants à s'aventurer en nombre vers la ville en ruines. Les premiers à descendre des montagnes où ils étaient réfugiés. Le regard, le ventre vides, ils transportent des bidons et des sacs de riz, vides aussi.

A côté de l'école polytechnique de Dili, réduite en cendres, un check point de soldats australiens. Les silhouettes hébétées sont fouillées sommairement. Elles s'approchent timidement des gaillards de la force internationale, pour leur serrer les mains. Ils n

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