Menu
Libération

La Côte-d'Ivoire trie les siens. Un candidat à la présidence victime d'un procès d'extranéité.

Réservé aux abonnés

Publié le 08/10/1999 à 1h05

Pour l'ancien Premier ministre de la Côte-d'Ivoire, Alassane Dramane

Ouattara, la course d'obstacles à la présidence tourne au supplice: plus il s'engage, plus il s'éloigne de son objectif. «ADO», directeur général adjoint du Fonds monétaire international jusqu'à cet été, s'est fait élire président d'un parti d'opposition, le Rassemblement des républicains (RDR). Mais les pièces d'identité qu'il brandissait alors devant ses partisans, pour prouver qu'il n'était pas un étranger inéligible, un «Ivoirien de circonstance», lui ont valu une enquête judiciaire pour «faux et usage de faux». Après avoir déposé, lundi, un certificat de nationalité pour se conformer à une loi qui veut que tous les dirigeants de parti en Côte-d'Ivoire soient des fils du pays, le candidat à la présidentielle dans un an se voit retoqué une seconde fois. Le document présenterait de «nombreuses irrégularités», vient d'affirmer le ministre ivoirien de la Justice. Le RDR dénonce une «logique d'acharnement».

Foudre passionnelle. Ouattara n'est pas au bout de ses peines. Pour briguer la magistrature suprême, il devra fournir la preuve d'être ivoirien depuis deux générations" Or le procès d'extranéité qu'on lui intente ­ il serait burkinabé ­ est une menace pour la paix civile dans un pays d'immigration, jusqu'alors la patrie du panafricanisme réellement existant et, aussi, la «vitrine de la France» sur le continent. Originaire du Nord, musulman, «ADO» attire la foudre passionnelle comme un paratonnerre. S'il e

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique