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Un Nobel de la paix pour les médecins de la guerre.

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L'ONG française Médecins sans frontières a été distinguée vendredi à Oslo. L'association, fondée par Bernard Kouchner et un poignée de médecins en 1971, est récompensée pour sa «philosophie»: l'ingérence humanitaire.

Publié le 16/10/1999 à 1h12

Pas de coup de fil. Rien d'officiel. La nouvelle est tombée à Médecins sans frontières avec les dépêches d'agences. Il est environ 11 heures. Dans ses locaux tout en verre, juste derrière le génie de la Bastille, à Paris, MSF organise une conférence sur «l'accès aux médicaments essentiels». Il y a là des experts, des représentants d'ONG, de pays pauvres ou encore d'entreprises pharmaceutiques. D'abord des chuchotements, puis des cris devant la porte et enfin l'annonce officielle. Applaudissements. Un expert venu de Suisse lance la collecte pour le champagne. Dans la rue Saint-Sabin, TF1 installe sa parabole.

Quelques minutes plus tôt, le comité Nobel à Oslo avait annoncé le prix attribué à MSF pour son «aide humanitaire sur plusieurs continents». Le comité a indiqué qu'il récompensait le principe fondateur de l'organisation, selon lequel «toutes les victimes de désastre d'origine humaine ou naturelle avaient droit à une assistance professionnelle fournie aussi rapidement et efficacement que possible ["] Les frontières nationales et les circonstances ou affinités politiques ne doivent avoir aucune influence sur la question de savoir qui doit recevoir de l'aide humanitaire». MSF, qui a ainsi été préféré au dissident chinois Wei Jinsheng, dont le nom circulait ces derniers jours, au grand dam de Pékin, s'inscrit dans la lignée des prix Nobel qui ont récompensé des organisations non gouvernementales: Amnesty international, la coalition d'ONG contre les mines antipersonnel, le mou

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